Colegio Infantil trilingue con guardería de Varsovia

Les maladies dans les écoles maternelles et crèches.

4 February 2010
Est-ce qu’un enfant doit souvent tomber malade dans une crèche ou école maternelle ? Les médecins sont d'accord avec l'opinion qu'un enfant commençant à assister à n'importe quel groupe d'enfants sera exposé aux virus et aux bactéries. C'est la seule manière de développer sa propre immunité et de réduire le nombre d'infections à l'âge scolaire et à l'âge adulte. Puisque tous les enfants sont des individualités leur immunité différera aussi. Il y a des enfants qui tomberont malades deux fois par an, d’autres seront malades très souvent. Il est difficile de prévoir quelle sera la réaction de votre enfant dans un groupe d'enfants. La seule manière d'apprendre comment il réagira est de le faire participer à une activité de groupe. Dans notre école maternelle, nous n'avons pas trouvé non plus la solution miracle pour empêcher les enfants de tomber malades. Nous ne l'avons pas trouvé, mais nous appliquons les mesures qui permettent de limiter le nombre d'enfants malades en classe:
  • le règlement oblige les parents à ne pas amener les enfants qui sont malades  
  • les enfants malades sont envoyés à la maison, si les symptômes apparaissent pendant la présence de l'enfant à l'école
  • les parents sont obligés d’apporter un certificat médical indiquant que l'enfant est prêt à retourner à l'école à chaque fois qu’il a été malade et qu’il est resté à la maison pendant plus de 5 jours
  • les enfants sortent dehors tous les jours (à moins que la température soit inférieure à moins 10 °C)
  • les salles de classe sont aérées tous les jours
  • la température dans les salles de classe est la même en été et en hiver: 20° C
  • les groupes d'enfants sont petits: maximum 13 enfants
Les enfants et leurs parents viennent de différents pays, leur approche aux maladies et au fait de tomber malade dans une école maternelle est variée. C'est pourquoi j'ai essayé de comparer différents systèmes éducatifs et leur approche aux maladies à l'école maternelle et dans les crèches. Voilà ce que j'ai trouvé: Hollande Les démarches préventives ne sont pas très populaires: les enfants ne reçoivent pas de sirops, de vitamines, de calcium etc. pour renforcer leur système immunitaire. La pratique - tout à fait commune chez les mamans polonaises – de poser des questions sur ces médicaments est considérée comme hypochondrie totale. Une maman qui essuie le nez qui coule de l'enfant est vue comme quelque chose étrange. Dans la période d'automne/hiver tous les enfants ont le nez qui coule et personne ne s’inquiète. Si l'enfant n'a pas la fièvre et se comporte normalement il n'y a aucune raison de ne pas l'envoyer à l'école. Pareil pour toutes les infections, y compris la varicelle. Si l'enfant n'a pas la fièvre, il n’aura pas d’autorisation d’absence et sera obligé de suivre toutes les classes. L'école est obligatoire, les parents sont responsables de n'importe quelle absence injustifiée. Faire l’école buissonnière peut être sanctionné par l’obligation pour les adolescents de travailler dans un supermarché ou autres, dans le cadre d’activités pour la communauté. France Ici tout dépend du directeur de l’établissement. C’est lui qui décide si les symptômes d'une certaine maladie sont dangereux ou pas pour le reste des enfants. Ceux qui sont plus flexibles acceptent des enfants avec une fièvre légère, ceux qui ne le sont pas les envoient à la maison avec un rhume. Sur le site Web du Ministère de la Santé français on peut trouver la liste des maladies et des recommandations médicales: http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/maladie_enfant/sommaire.htm qui permettent de qualifier un enfant comme apte à participer à la classe ou pas. Les parents et le personnel de l’école maternelle considèrent les maladies par lesquelles l'enfant passe pendant la première année de la présence à l’école comme un moyen de renforcer son système immunitaire et personne ne s'inquiète si l’enfant a le nez enrhumé. En général, les Français sont assez détendus dans de telles situations. En ce qui concerne la prévention, un bon nombre de parents va voir un homéopathe. La prescription d’ antibiotiques dépend du docteur. Certains les prescrivent à n'importe quelle occasion, d'autres l'administrent rarement. De même pour les vaccinations facultatives. En général, les Français sont favorables aux vaccinations. En cas d'infections des voies respiratoires chez les enfants, un des traitements est appelé la kinésithérapie respiratoire"; qui favorise l'excrétion de la flegme. Cela permet de prescrire moins de médicaments. Des vitamines supplémentaires sont rarement prescrites. Parfois un sirop avec des micro-éléments fortifiant le système immunitaire est recommandé. L'Allemagne Les professeurs d'école maternelle essaient d’expliquer aux parents qu’il faut laisser les enfants qui ont de la fièvre à la maison parce qu'ils infectent les autres enfants, mais peu de personnes s’en soucient. En général, les enfants dans les écoles maternelles et les crèches toussent et ont le rhume pendant les mois d’hiver et d’automne. La fièvre légère n’est pas un problème. Les parents doivent aller travailler ou faire leurs achats. D'une façon générale, les enfants peuvent aller à l’école à moins qu'ils attrapent quelque chose de sérieux, et alors les parents les amènent à l'hôpital. Parfois, les professeurs d'école appellent les parents et leur demandent de prendre l'enfant à la maison, mais les parents le font rarement. Seulement les maladies infectieuses, comme la rougeole, empêchent les parents d'amener leurs enfants à l’école. Les médecins ne prescrivent pas de vitamines, recommandent de manger des fruits et de boire des jus. Les antibiotiques sont administrés rarement. On conseille aux enfants malades de rester à la maison et, s'ils n’ont pas de fièvre, de faire des promenades, qui apparemment font des miracles. La Suède À l'école maternelle, les Suédois disent qu' « il n'y a pas de mauvais temps, mais des vêtements peu convenables ». Les enfants passent deux ou trois heures par jour à l’extérieur, sous le soleil, la pluie, le vent ou dans la neige. Il y a également des écoles maternelles où les enfants passent la journée entière dehors. Parait-il qu’ils sont alors rarement malades. Les virus se répandent avec plus de difficulté dehors. Souvent dans une école maternelle suédoise on peut voir des enfants enrhumés courant sur l'herbe ou jouant dans la boue. Les parents doivent juste laisser des habits de rechange supplémentaire et des bottes pour eux. Quand l’ enfant tombe malade à cause d’un rotavirus, il reste à la maison, mais s'il a une fièvre élevée , il recevra seulement de l’Alvedon (paracétamol suédois). Personne ne va voir un docteur, à moins que ce soit vraiment un petit bébé qui est vraiment déshydraté. L'infirmière demandera toujours au téléphone si la peau reste vers le haut quand on la prend entre les deux doigts (c'est une marque de déshydratation) ou si elle revient à son endroit initial, ce qui signifie que le patient est encore en bon état. Les médecins préfèrent prendre soin de vrais malades. Comme partout, les rotavirus se répandent facilement et un enfant malade en infecterait d'autres dans la salle d'attente avant d’être reçu par le docteur. Or il n'y a aucune médecine pour ce virus - vous devez boire et vous reposer régulièrement, jusqu'à ce que la maladie soit terminée. Généralement elle finit après deux ou trois jours. L'enfant et la mère ont droit aux services d'une infirmière qualifiée. Les parents peuvent appeler une telle infirmière avec toutes les questions concernant la santé et le développement de l'enfant. Quoi qu'il en soit, les parents suédois ne sont pas très préoccupés avec la santé infantile. Ils vont voir le docteur seulement quand l'enfant a la fièvre pendant plus de deux jours consécutifs, autrement le docteur ne les recevrait même pas. Le fait que les parents ne vont pas voir le docteur avec chaque toux ou éternuement provient de l'attitude suédoise envers la maladie en général. Pour la majeure partie des parents, le rhume ou la toux de l'enfant n'est pas une raison pour aller voir le docteur. Il y a beaucoup de méthodes-maison pour combattre les refroidissements. Une telle attitude a été favorisée par l’ information massive de l’Etat sur la prévention et la santé. Les Suédois sont convaincus qu'un antibiotique est administré seulement quand c'est une infection bactérienne et c'est vraiment la dernière option. Italie Des examens préventifs sont faits par votre pédiatre : une fois par mois jusqu'à ce que l'enfant ait un an, puis une fois par semestre. Puisque la cuisine italienne est une des plus saines (et les Italiens le savent), les vitamines sont administrées rarement. Sans compter qu'elles sont données seulement sur prescription du docteur. Aucune mère italienne n’en donnera à l'enfant sans conseil du médecin. La prescription des antibiotiques dépend du docteur et de ses convictions. Les mamans italiennes s'inquiètent beaucoup pour la santé infantile mais elles sont très raisonnables et n'emploient pas des litres de gouttes contre le rhume. Dans certaines régions, les enfants sont immunisés par des bains de mer et des douches froides sur la plage. Tous les enfants sont trèèèès propres et élégants. Ils donnent l'impression qu'ils viennent juste de voir le coiffeur. Il n'est pas très clair comment les Italiens y parviennent J Espagne Ici les parents considèrent  comme la chose la plus normale que les enfants commencent à tomber malades dès qu'ils commencent à fréquenter une crèche ou une école maternelle, parce qu'ils sont exposés à plus de virus et de bactéries. Être malade fait d’une certaine façon partie du programme d'études. Parfois les grand-mamans aident quand l'enfant doit rester à la maison. Les Espagnols sont convaincus qu'il est nécessaire d'envoyer l’enfant à une école maternelle pour l'instruire et le socialiser. Les antibiotiques sont administrés seulement s'il n'y a aucune autre solution. Les parents s'obligent de ne pas amener les enfants malades à l'école, mais la vie réelle prouve que l'engagement n'est pas toujours respecté. L'école maternelle informe les parents immédiatement dès que l'enfant a les symptômes d’une maladie. Ils attendent mais ne forcent pas les parents à prendre l'enfant à la maison. Pologne La crèche est toujours vue comme pire solution de garde d’enfant et cette vision de choses est fortement influencée par un grand nombre de maladies par lesquelles passent les enfants qui la fréquentent. En fonction du type de la crèche et de la taille des groupes les maladies peuvent être un problème. Dans les crèches publiques les groupes comptent jusqu’à 30 enfants et il est difficile de parler même de la prévention des maladies. Dans les écoles maternelles la situation est un peu meilleure, mais le nombre d’enfants par groupe est toujours très élevé (25 enfants). Dans les maternelles et crèches privées les groupes sont plus petits et certaines écoles exigent que les parents n’amènent pas d’ enfants malades. La majorité des parents de petits enfants (jusqu’à l’âge de trois ans) préfèrent les laisser avec la nounou ou la grand-mère et les questions d’éducation ou de socialisation des enfants sont tout à fait secondaires. Chaque petit rhume ou toux chez un petit enfant est vu comme un problème et le climat est propice aux infections.